Découvrez le meilleur séjour en France – Saint-Malo: Green Spirit met du vert dans les commerces

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Kévin Rayès devant le mur végétal stabilisé qui se trouve dans le salon Surcouf de l'hôtel France & Chateaubriand, à Saint-Malo, installé en décembre 2018. S'y trouve du chardon, des feuilles de bananier, plusieurs variétés de fougères, du ruscus ...
Kévin Rayès devant le mur végétal stabilisé qui se trouve dans le salon Surcouf de l’hôtel France & Chateaubriand, à Saint-Malo, installé en décembre 2018. S’y trouve du chardon, des feuilles de bananier, plusieurs variétés de fougères, du ruscus… (© Le Pays Malouin)

Le végétal, c’est tendance, et pas seulement dans les assiettes. Désormais, les plantes se déploient sur des murs ou des plafonds entiers, devenant «la pièce maîtresse» d’une décoration intérieure ou extérieure. Une tendance dont profite l’entreprise malouine Green Spirit, a fait un spécialiste et référence en la matière.

Elle est née, en 2011, de la rencontre de deux trentenaires, Kévin Rayès et Thaï Nguyen. «On a commencé par ouvrir une agence près de la gare de Saint-Malo, explique Kévin Rayès. Mais j’ai rapidement compris que notre clientèle serait la clientèle professionnelle, vu notre positionnement haut de gamme. »En 2015, l’agence ferme pour« me permettre de sillonner la France et nouer des relations dans la durée avec des entreprises ». C’est ainsi que le carnet de commandes s’est rempli.

De beaux exemples du savoir-faire de Green Spirit sont visibles à Saint-Malo: sur le siège social de La Rance, au restaurant «Les 7 Mers» ou encore à l’Hôtel France & Chateaubriand. Les réalisations de l’entreprise malouine sont également présentes dans toute la Bretagne, en France, au Pays-Bas… et même aux Etats-Unis. Pour répondre à son développement, elle s’est installée, en 2019, dans la zone artisanale de Beaulieu, à Saint-Guinoux.

Boulangeries, restaurants, pharmacies…

Les murs végétaux trouvent place dans des commerces divers et variés: boulangeries, magasins de prêt-à-porter, salons de coiffure… mais aussi des pharmacies (à Cancale, notamment) ou des cabinets dentaires ou médicaux. Du vert, donc, pour visiter les clients ou apaiser les patients…

Dans l’alimentaire, le plafond ou le pan de mur végétal permet de mettre avant une gamme de produits bios, végétariens ou végans. «Depuis quelques années, les GMS (Grandes et moyennes surfaces) font appel à nous. Sur une façade réalisée la première d’un Leclerc marché bio en Gironde. »D’un point de vue marketing, cela permet de« se démarquer de la concurrence ». «C’est un repère dont les clients se souviennent. Dans des restaurants, il arrive que des gens ont prévu la table près du mur végétal. »

Du «sur mesure»

Si Green Spirit s’est fait un nom dans ce domaine, c’est parce qu’elle fait du «sur-mesure» en s’adaptant aux conditions de température ou d’hygrométrie du lieu, à l’exposition au soleil, au rendu esthétique voulu (généreux, tropical, dense, forêt…).

Surtout, elle propose les trois types de murs végétaux *. Le plus élaboré est le mur vivant, avec de vraies plantes et comme substrat une mousse bio (de la sphaigne venue du Chili), à la place de la terre. Un «stimulant racinaire organique et biodégradable» qui sert aussi d’isolant thermique et phonique. Il a une forte capacité de rétention d’eau, ce qui permet une consommation la plus réduite possible. Celle-ci est automatisée. «Le mur vivant nécessite un petit local technique avec des boîtiers pour programmer un apport d’eau adéquat et un éclairage artificiel. »

Autre possibilité, le mur stabilisé. Il s’agit là encore de vrais végétaux qui sont en quelque sorte «embaumés», selon une technique élaborée par la société européenne Verdissimo. «Au final, ça tient une bonne dizaine d’années», assure Kévin Rayès. Sans nécessiter d’entretien ou d’apport en eau. Les murs stabilisés représentent environ 50% du chiffre d’affaires de Green Spirit. Laquelle, depuis trois ans, propose aussi de l’artificiel, pour répondre à la demande.

Après avoir doublé son chiffre d’affaires entre 2018 et 2019, Green Spirit s’apprêtait à étoffer ses rangs avec un nouveau technicien et un directeur commercial. La crise sanitaire et économique est passée par là. Et les deux embauches sont reportées à 2021. Mais Kévin Rayès a foi en l’avenir: «Le végétal reste dans l’air du temps. »

* D’où des prix qui vont de 400 € à 1200 € le m2, selon la surface, la méthode choisie, les contraintes, etc.

www.greenspirit.fr